Quelque chose a changé dans l’air, on ne saurait dire quoi, mais on le sent. Un matin, sans prévenir, l’été a disparu. Les derniers effluves de barbecue se dissipent, les terrasses se vident, et un léger pincement au cœur s’installe comme à chaque fin de saison. C’est le début d’une période où la montagne se pare de ses couleurs les plus douces, la vallée se drapant d’or pendant que les sommets se couvrent de leurs premières neiges.
L’hiver approche à grands pas, mais avant cela, une saison que l’on connaît peu prend place, plus discrète, moins attendue, mais tout aussi belle à sa façon.
Le paysage qui se pare d'or
L’été verdoyant que vous avez connu ces deux derniers mois, vu du haut des sommets des 3 Vallées, cède déjà la place à un tout autre spectacle. Contrairement aux sapins et aux pins qui gardent leur vert sombre toute l’année, le mélèze est le seul résineux à perdre ses aiguilles avant l’hiver. Avant de les laisser tomber, il les fait virer du vert tendre au jaune doré, puis au cuivre, embrasant les flancs de montagne.
Le résultat ? Des pentes entières qui changent de visage en quelques semaines, offrant de tout nouveaux paysages à qui ose venir en profiter. Le vert uniforme de l’été laisse place à une mosaïque dorée et cuivrée, métamorphosant les sentiers que vous avez arpentés tout l’été.
Les sentiers se vident, la faune reprend ses droits
Ces mêmes sentiers qui changent d’aspect se vident tout autant de la foule qui les occupait tout l’été. Les groupes de randonneurs se raréfient, les refuges retrouvent le silence et un calme s’installe là où l’agitation régnait encore quelques semaines plus tôt.
Cette tranquillité retrouvée profite avant tout aux autres habitants de la montagne. Les chamois redescendent peu à peu des hauteurs de la Vanoise, et les marmottes multiplient leurs efforts avant de disparaître pour l’hiver. Sur bien des sentiers, ce sont leurs empreintes que vous croiserez plutôt que d’autres randonneurs.
Dès la mi-septembre et jusqu’à la mi-octobre, un chant rauque résonne dans la vallée : le brame du cerf. Ce cri annonce que la période des amours a commencé, durant laquelle les cerfs sont survoltés. Petit conseil : mieux vaut écouter de loin et garder ses distances. Non pas qu’il soit très dangereux, mais un cerf en pleine parade n’a pas vraiment envie qu’on vienne prendre un selfie à côté de lui.
Et puis il y a les troupeaux qui redescendent des alpages sur la même période. Leur présence fait toujours plaisir, à condition de respecter leur espace. Un petit détour, des clôtures bien refermées, le chien tenu en laisse, et la rencontre reste bienveillante si un patou vous rend visite.
Le temps de quelques semaines, Méribel se vit d’une tout autre manière, presque en silence. Rien n’y perd en plaisir pourtant : les possibilités restent variées, et les locaux ne s’en privent pas, bien au contraire. Beaucoup en profitent pour parcourir la montagne autrement, en VTTAE sur les nombreux sentiers vides. Il n’y a certes plus de remontées mécaniques, mais tout un domaine reste à disposition, pour explorer avec une sensation de liberté propre à cette saison.
Cette même sensation de liberté, les locaux la retrouvent aussi en parapente, où les couleurs flamboyantes redessinent complètement le paysage. Les sentiers se vident, et les routes aussi pour le plus grand plaisir de nos cyclistes, qui jouissent de cette période roulant l’esprit tranquille sur des routes désertées, avec un décor qui évolue à mesure que l’hiver approche.
C’est d’ailleurs à ce moment précis, juste avant que l’hiver ne prenne le relais, que l’automne atteint son apogée. Les premières neiges couronnent déjà les crêtes alentour, pendant qu’en contrebas, tout reste encore doré, offrant des panoramas hors du temps.
Côté randonnée, c’est la même chanson. En altitude, les plus longs itinéraires se transforment, les lumières sont différentes, on s’y sent presque seul au monde, jusqu’à ce qu’un cri de marmotte nous ramène à la réalité. Même en restant en vallée, les balades entre les villages réservent de nouvelles surprises, où chaque sortie fait redécouvrir un patrimoine qu’on croyait connaître par cœur.
Dans les sous-bois, ce n’est pas que le gibier qui s’active. Sous les mélèzes et les épicéas, cèpes et girolles se cachent entre les fougères et les tapis d’aiguilles, la tête à peine sortie de terre. Il suffit de connaître les bons coins et d’un peu de patience pour les repérer. Cette odeur d’humus qui flotte dans l’air ne trompe jamais sur ce qui se cache juste en dessous. Plus bas dans la vallée, myrtilles et airelles se ramassent entre les pierres et les touffes de bruyère.
Ces trouvailles profitent aux chefs de restaurant du coin, qui aiment revisiter la cuisine savoyarde avec ce qui pousse à deux pas de chez eux, mais tout autant aux locaux qui connaissent les bons spots. Ils ne vous les partageront sûrement pas, mais on vous invite à venir les débusquer, le jeu en vaut la chandelle.
Voilà, vous savez maintenant pourquoi l’automne reste, pour beaucoup ici, la deuxième plus belle saison de l’année. Lorsque les premières neiges viendront couvrir le Mont Vallon, le paysage deviendra presque irréel. En contrebas, la vallée restera encore vêtue d’or, et ce contraste de blanc et couleurs d’automne annoncera l’hiver qui approche, déclenchant cette excitation générale dans toute la station.
Envie de découvrir Méribel sous ce nouveau visage ? On vous attend !
Difficile à admettre, mais la rentrée pointe déjà le bout de son nez, et on se demande encore comment l’été a filé aussi vite. Tant d’aventures vécues, d’émotions partagées et d’événements marquants ont ponctué cette saison qu’elle restera clairement dans les mémoires.
Avant de tourner définitivement la page et de plonger dans l’hiver, on vous propose de faire un petit retour sur cette saison inoubliable et de revivre ensemble quelques-uns de ses meilleurs moments.
Et parce qu’on sait que la rentrée n’est jamais facile… on vous a réservé une petite surprise en fin d’article.
Les meilleurs moments en vidéo
Des événements qui vous ont fait vibrer tout l'été
Méribel Hybrid Games
Une première édition ne s’oublie jamais, et celle-ci a mis la barre très haut. En début de saison, plus de 300 athlètes venus de tous horizon ont grimpé jusqu’au Col de la Loze avant d’enchaîner les stations d’un HYROX intégral, à plus de 1800 m d’altitude, sous les yeux d’un village en pleine ébullition. Entre DJ, speaker et spectateurs venus en nombre, cette première édition restera dans les mémoires.
Fête à Fanfoué
Comme chaque année pour le premier week-end d’août, le village des Allues a rouvert les portes de son histoire le temps d’un week-end. Dans les ruelles, les traditions ont repris vie au rythme des sonneurs de cors, des chars fleuris et des costumes d’autrefois. Le parfum du pain tout juste sorti du four se mêlait aux éclats de rire, tandis que l’exposition d’art et le bal populaire invitaient chacun à prendre le temps de partager, de se retrouver et de célébrer ce qui fait l’âme du village.
Un week-end trail dont on se souviendra
Méribel Trail / Nocturne des Crêtes / Kilomètre Vertical
Les sentiers se sont couverts de dossards pour l’un des grands rendez-vous sportifs de l’été. Grande nouveauté de cette édition, la Nocturne des Crêtes a ouvert les festivités en beauté avec 22 kilomètres tracés en haute altitude, sur la ligne des crêtes, avec le coucher du soleil en arrière-plan. Les coureurs ont troqué la chaleur de l’après-midi contre la lumière éclatante du soir, leurs silhouettes dansant sur la ligne des crêtes, découpées dans les sommets embrasés.
Pour pimenter le week-end, le Kilomètre Vertical s’est ajouté à la fête : 1000 mètres de dénivelé positif à avaler en moins de 4 kilomètres, parmi les plus redoutables que certains coureurs n’aient jamais affrontés.
Entre ce défi vertical, le Méribel Trail et la Nocturne des Crêtes, ce fut un réel plaisir de tous vous accueillir le temps de quelques jours autour d’une même passion. Un week-end où athlètes confirmés et amateurs se sont rejoints pour se dépasser tous ensemble, à la recherche d’une sensation commune : repousser ses limites face aux majestueux sommets des Alpes.
On a aussi pris le temps de ralentir
Parce que l’été à Méribel, ce n’est pas qu’une affaire de dossards et de chronos. Pour un long week-end, le Zen Altitude a donné le ton, trois jours de yoga, de respiration et de soins en pleine nature, comme une invitation à souffler entre deux temps forts. On a vu des spas d’hôtel accueillir ceux qui cherchaient à relâcher la pression, des séances de yoga s’installer face aux sommets, et le lac de Tuéda devenir le repaire de tous ceux qui préféraient flâner au dénivelé
Impossible de parler du lac de Tuéda sans un mot pour Thibaut, qui a fait vivre la Maison de la Réserve de Tuéda toute la saison, entre expositions, animations et sorties d’observation, il aura incité plus d’un visiteur à observer la montagne autrement.
Face au gris de septembre, une pensée fait déjà du bien : dans quelques petits mois la saison d’hiver commence enfin ! La station ouvrira ses portes le 5 décembre 2026 et les réservations sont d’ores et déjà ouvertes, avec de belles offres promotionnelles pour les plus vifs.
Et voilà, le rideau tombe doucement sur cet été 2026. On a couru, grimpé, pédalé, mais aussi soufflé et pris le temps de savourer l’instant présent. Si cette saison restera dans nos mémoires, c’est surtout grâce à vous. Alors merci : merci pour votre présence, merci pour tous les sourires qu’on a vus naître sur vos visages, et merci de rendre Méribel si magique, saison après saison. On espère qu’elle vous a marqués autant que nous.
Bref, on a vécu la montagne dans tous ses états. La suite ? Elle s’écrit déjà en coulisses, où Méribel prépare son manteau blanc pour la saison à venir. On a hâte de vous y retrouver !
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Sur la vallée de Méribel, on compte plus d’une dizaine de lacs de montagne, dont les magnifiques lacs du Mont Coua, situés à plus de 2 500 mètres d’altitude, le mystique lac des Fées, repère des marmottes, ou encore l’incontournable lac de Tuéda situé au cœur de la réserve naturelle du Plan de Tuéda. Ce dernier reste très facilement accessible, mais c’est justement vers ses voisins plus discrets et bien plus exigeants à atteindre que cet article vous emmène.
Découvrez toutes les possibilités de randonnées au cœur des Alpes, accompagnées d’un guide ou en liberté, à la journée ou avec nuit en refuge, itinéraires faciles ou plus engagés, sont autant de façons de découvrir ces lacs de montagne envoûtants.
Au départ du refuge du Saut
Lac de Chanrouge et bien d'autres itinéraires
Situé dans le périmètre de la réserve naturelle du Plan de Tuéda, le refuge du Saut est le camp de base idéal pour tous les randonneurs et amateurs de montagne sauvage. Il vous permettra facilement de partir explorer à la journée ou demi-journée la richesse et la diversité de la faune, la flore et des paysages du Parc National de Vanoise.
Vous pourrez par exemple gravir l’impressionnant col Rouge via une halte au lac de Chanrouge où on rencontre souvent des bouquetins. Vous pourrez aussi rejoindre l’immense glacier de Gebroulaz, source du Doron, en vous contentant de tutoyer sa langue glacière en aval ou, pour les plus téméraires, en atteignant le col du Soufre. Sans oublier la traversée du Mont Coua à la rencontre de ses 6 lacs dans un décor de haute montagne somptueux.
Le refuge du Saut est totalement écoresponsable : panneaux photovoltaïques, ventilation assurée par une éolienne, eau potabilisée sur place, assainissement traité à proximité, bois utilisé comme combustible pour le chauffage. Il permet d’accueillir jusqu’à 25 personnes avec tout le confort actuel.
On s’y rend facilement depuis le lac de Tuéda (compter 2h30 environ, suivre les panneaux), ou via Méribel Mottaret par le bois de la Ramée.
Les lacs du Mont Coua
6 lacs dans un environnement sauvage d'exception
Depuis le Plan et lac de Tuéda, la traversée du Mont Coua et de ses lacs est une randonnée d’environ 8 heures qui cumule environ 1 000m de dénivelé et peut être réalisée à la journée pour les bons marcheurs. Pour une immersion plus douce et contemplative, vous pouvez la réaliser en deux étapes avec une nuit au refuge du Saut.
Cette randonnée vous permettra d’admirer, entre autres, les 6 surprenants lacs du Mont Coua situés entre 2 520 mètres et 2 820 mètres d’altitude dans un univers minéral saisissant.
📍 Etape 1 :
Du parking de Plan Ravet (1681m) à Mottaret, prendre direction Refuge du Saut en passant par le lac de Tuéda. Après le lac poursuivre vers le Refuge du Plan, puis le Refuge du Saut (panneaux) avec quelques passages assez soutenus. Moment de répit sur le replat du vallon du Fruit, avec les méandres du Doron des Allues dans le vert pâturage fleuri.
Ne manquez pas le discret, mais non moins superbe lac des Fées caché à droite du sentier. Reprendre le sentier qui remonte et franchit un goulet d’étranglement avant d’atteindre lerefuge du Saut (2 140m).
⌛ Environ 2h
🏔️ Dénivelé positif : 450m
📍 Etape 2 : Depuis le refuge du Saut, suivre le col du Soufre et monter jusqu’à la passerelle qui traverse le torrent du Doron des Allues (2440m). Après la passerelle, prendre le sentier à gauche (Est) vers les lacs du Mont Coua. Pas d’indications, mais sentier bien visible.
Après le premier petit lac un peu à l’écart du sentier, on arrive sur le deuxième lac. Suivre la sente et les cairns à droite (sud-est) vers le plus grand lac (2672m), ce lac est très prisé par les pêcheurs. Après le grand lac, continuer par la sente en suivant les cairns (sud-est) vers le quatrième et le cinquième lac (2780m). On peut encore (suivant le temps… et le temps !) continuer vers le sixième lac…
En amont du cinquième lac, repérer le petit collet (2787m) vers le nord (Passage des Eaux Noires), gros cairns. Descendre dans le vallon sur la droite des falaises du Mont Coua. On trouvera de nombreux cairns dans l’éboulis aux belles couleurs ocres. Il y a des passages un peu raides, un peu techniques dans ce pierrier, cette partie est optionnelle et réservée aux très bons marcheurs.
Cet itinéraire ne figure pas sur les cartes IGN (tracé bleu-ski de rando), nous vous conseillons donc d’y aller accompagnés d’un guide si vous n’êtes pas un marcheur aguerri. Il suffit ensuite de descendre dans le vallon (nord) pour retrouver tout en bas la verdure et le sentier balisé qui mène au col Rouge. Le sentier atteint prendre nord-ouest vers le refuge du Saut. Faire une halte au lac de Chanrouge avant de descendre vers le refuge du saut. La descente au refuge est assez raide mais ne prends pas beaucoup de temps.
⌛ Environ 4h
🏔️ Dénivelé positif : 700m
📍 Etape 3 :
Arrivé au refuge du Saut, redescendre encore en passant par le plateau de la Plagne puis le bois de la Ramée, pour arriver sur Méribel Mottaret en faisant une bonne partie de la descente à l’ombre. L’étape de redescente n’est pas à négliger sur cette randonnée, les deux premières étant bien éprouvantes.
⌛ Environ 2h
🏔️ Dénivelé négatif : 450m
Tour de l'Aiguille du Fruit
Boucle sur 2 jours avec nuit en refuge
🥾 Jour 1
Rendez-vous sur le parking du plan Ravet pour un départ du lac de Tuéda où suivre la direction du refuge du Saut. En arrivant sur le plateau de la Plagne poursuivre jusqu’au bout du plateau pour découvrir le cristallin lac des fées qui se cache sur la droite à 50m du sentier.
Rejoindre le refuge du Saut puis suivre la direction du col de Chanrouge sur la gauche en traversant la rivière, puis poursuivre l’ascension jusqu’à un replat qui dissimule sur la droite du sentier le lac de Chanrouge. On y surprend parfois des bouquetins. Rejoindre ensuite le sentier qui mène au col de Chanrouge et prendre la direction des lacs Merlet. Le sentier longe le vallon puis remonte jusqu’aux lacs Merlet.
⌛Environ 5h du Lac de Tuéda > refuge des lacs Merlet
🥾 Jour 2
Du refuge, passer les cols de la Platta, de Chanrossa puis du Fruit avant de descendre à Méribel-Mottaret en passant par le lac de Tueda.
⌛ Environ 4h du refuge des lacs Merlet > Lac de Tuéda
Le tour des lacs
Pour les plus aguerris
Cette longue randonnée, d’une durée moyenne de 9 heures, vous fera découvrir les plus beaux lacs de la Réserve Naturelle du Plan de Tuéda et de la vallée de Méribel.
📍 Etape 1 :
À l’entrée de la réserve naturelle (départ du parking du Plan Ravet) suivre le chemin carrossable sur 50m avant les toilettes, un petit sentier part sur la gauche, et rejoint un virage en épingle sur la route du châtelet. Longer cette dernière. Et prendre la direction du Refuge du Saut, 50m après les derniers garages sur la droite, en contournant par l’arrière les dernières résidences du Châtelet.
Traverser un petit torrent, puis suivre ce chemin en direction du refuge du saut jusqu’à déboucher sur le grand plateau de la Plagne. Descendre sur le plateau et traverser la passerelle pour rejoindre le chemin principal, toujours en direction du refuge. Continuer sur le plateau jusqu’aux chalets de la Plagne et prendre la direction du col du Vallon (2394m). Une fois au col se diriger vers la gauche en laissant le sentier à flanc qui amène à l’ancienne mine.
⌛ Environ 3h
📍 Etape 2 :
L’itinéraire monte pour atteindre un vaste éboulis issu du Mont Vallon juste au-dessus du lac du Vallon. Suivre le sentier à flanc de montagne, il passe sous la télécabine dans les cahots de gros blocs et contourne le Mont Vallon, offrant une perspective sur toute la vallée, pour arriver aux lacs du Borgne (2552m).
Le site très minéral est dominé par le glacier du Borgne. Le sentier traverse les éboulis jusqu’au pied du col de la Chambre et remonte sur la gauche une large pente qui l’hiver est une piste de ski. 15 min suffisent pour rejoindre le magnifique lac de la Chambre (2637m).
⌛ Environ 2h30
📍 Etape 3 :
Reprendre quelques minutes l’itinéraire en sens inverse jusqu’à la bifurcation, puis prendre à gauche en direction de Côte Brune, Plan des Mains, Mûres Rouges et Plan de Tuéda.
Entre Plan des Mains et Mûres Rouges, le sentier longe la rivière, où les racines des arolles dessinent un joli tableau naturel. Pour revenir de Mûres Rouges jusqu’à Tuéda, passer soit par le bois de la Ramée, à l’ombre, ou emprunter le Plan de Tuéda en longeant le refuge du Plan, avec la possibilité de s’y arrêter ou non, selon l’envie du moment.
⌛ Environ 3h30
Ces paysages n’attendent que vous !
L’Office de Tourisme de Méribel met à votre disposition des guides pratiques dédiés à la randonnée, avec itinéraires balisés, conseils avisés et contacts utiles pour partir bien préparé. Alors seuls ou accompagnés de nos guides, partez à la rencontre des lacs, de la faune, la flore, et pourquoi pas goûter à une nuit en refuge !
Avant de vous élancer, découvrez comment préparer au mieux votre sortie en montagne, et trouvez l’itinéraire qui vous correspond !
Alors pour une semaine en tête-à-tête ou une journée volée le temps de faire garder les enfants, voici comment en profiter pleinement avec votre moitié.
Prendre de la hauteur ensemble
À l’Altiport, un petit avion vous attend, avec lui la promesse d’un tout autre regard sur la vallée. Le décollage arrache un premier sourire, puis les Alpes se déploient de part et d’autre du cockpit, jusqu’à ce que les glaciers éclatants apparaissent sous le soleil. Là-haut, les mots perdent un peu de leur utilité, un regard suffit à comprendre ce que l’on ressent au même instant. Le vol se termine toujours trop vite et pourtant, l’atterrissage laisse cette impression d’avoir vécu quelque chose d’unique, que personne d’autre ne pourra vraiment raconter à votre place.
Se challenger en eau vive
De retour les pieds sur terre, place à un tout autre terrain de jeu. Face au premier saut d’un canyon, il y a souvent cette seconde de flottement où personne n’ose se lancer, jusqu’à ce que l’un des deux se lance entraînant l’autre dans son sillage. L’eau fraiche coupe le souffle une fraction de seconde, puis les éclats de rire prennent le relais. À ce moment là, plus personne n’a besoin de jouer les courageux car tout le monde essaie de s’en sortir du mieux qu’il peut. Voir son/sa compagne hésiter, vaincre ses peurs, s’énerver parce que vous ne l’aider pas assez, ce sont tous ces instants qui racontent le mieux cette après-midi passée à deux.
De la randonnée à la nuit en refuge
Le sentier grimpe doucement vers le refuge du Saut, sur un plateau verdoyant avec les premiers reflets d’un lac d’altitude qui se dessinent à notre droite. On avance sans se presser en longeant le Doron, la main qui cherche l’autre et un arrêt s’improvise face au panorama du lac des Fées. Si vous pensiez profiter de ce moment en toute intimité, détrompez-vous, nos marmottes vous observent depuis belle lurette !
Pour une expérience des plus dépaysantes, prolonger l’aventure en passant une nuit dans un de nos refuges, qui ont chacun leurs particularités. Cette nuit n’aura rien à voir avec ce que peut offrir n’importe quel chalet, aussi confortable soit-il. On y monte à pied, le repas se partage à la même table que les autres randonneurs du soir, et le silence prend peu à peu toute la place. Certains refuges misent sur l’essentiel pour une expérience authentique, quand d’autres réservent de vraies surprises avec service soigné, chambres de qualité et même bain nordique ou spa à flanc de montagne.
Sans réseau ni distraction, il ne reste que vous deux, loin de tout, pour une nuit qu’on aimerait ne jamais voir finir.
Prendre soin de l’autre
Après tant d’émotions partagées, c’est important de faire une vraie pause, tant pour l’esprit que pour le corps. Un massage en cabine double, un yoga au bord du lac de Tuéda, et les deux corps se relâchent en même temps. Vous trouverez pratiquement tous les types de massages, spas et soins imaginables sur place. Pour découvrir toutes les bonnes adresses à partager avec votre moitié, direction notre article sur l’art de se détendre à Méribel.
Bien terminer sa soirée
Monter aux crètes pour le sunset
Le sentier grimpe une dernière fois, ou la remontée mécanique s’en charge pour ceux qui préfèrent garder leurs forces. Là-haut, pas besoin de se presser pour choisir l’endroit exact où poser la nappe, il suffit de s’éloigner un peu du chemin principal pour trouver son petit coin de paradis. Le ciel commence à changer de couleur, le bouchon saute, et la vallée entière s’embrase doucement, pour prolonger encore un peu la journée. Un vertige familier s’installe, rappelant celui ressenti dans les airs quelques heures plus tôt, mais en plus apaisé, la tête calée sur une épaule familière, loin de tout.
Il faudra bien entendu redescendre, à la frontale, dans un noir que seule la lumière de la lune semble capable de percer.
Profiter sans effort
Certains soirs, l’envie n’est pas de grimper, juste de s’arrêter, observer et profiter. L’Altiport offre alors sa vue sur le golf, où la lumière du soir vient teinter les greens d’une lueur presque irréelle, un cadre taillé pour l’intimité. Légèrement plus en contre-bas, le Plantin garde une ambiance plus animée, entre tables de pique-nique et barbecues improvisés pour un coucher de soleil que l’on savoure en bonne compagnie.
Pas besoin de tout cocher sur cette liste, une seule de ces expériences suffit largement à pimenter votre séjour, que vous ayez une semaine ou une après-midi à deux ! Reste à savoir laquelle ouvrira vos prochaines vacances en amoureux à Méribel.
Elle demande simplement un peu de logistique et d’attention en plus, des réflexes qui deviennent très vite naturels. Itinéraire, équipement, météo, rythme, voici les meilleurs conseils qu’on aime rappeler avant de partir, pour une sortie en montagne réussie.
Avant le départ
Trouver un itinéraire adapté à son niveau
Première étape, bien choisir ton itinéraire. Le piège classique serait de confondre la distance affichée sur une carte et la distance réelle du sentier qui serpente, grimpe, descend et remonte à n’en plus finir. 600 mètres de dénivelé positif concentré sur le premier tiers du parcours n’a rien à voir avec la même ascension étalée sur toute la journée, ou même en fin de parcours, et le corps ne réagit pas pareil face à ces différents profils.
Les applications de randonnée classiques affichent généralement ce profil altimétrique en détail, avec le dénivelé réparti tout au long du parcours, les passages techniques signalés, et vous permettent de télécharger la trace GPX pour l’avoir sous la main même sans réseau.
Avoir un équipement adapté
Jusqu’ici on n’invente rien, avoir les bonnes chaussures fait toute la différence en randonnée. Privilégier une tige montante, qui maintient la cheville sur terrain irrégulier, avec une semelle pensée pour bien accrocher sur ce type de terrain (roche, boue, sentiers humides…).
Côté vêtements, tout dépendra des conditions du jour mais la technique des trois couches reste la référence. Une première qui évacue la transpiration, une deuxième qui isole du froid, une troisième qui protège de la pluie et du vent.
À ne pas négliger ! Les bâtons de marche, qui soulagent réellement les genoux dans les descentes et apportent un vrai gain d’équilibre sur terrain glissant.
Composer son sac selon sa sortie
Le sac à dos est un autre essentiel à prendre au sérieux, un mauvais réglage pouvant très vite se faire sentir dans le dos ou les épaules. Question contenance, tout dépend du type de sortie :
15 à 20 L : balade de quelques heures
20 à 30 L : randonnée à la journée, avec de quoi manger, boire et se couvrir
30 à 50 L : plusieurs jours avec repas et nuits en refuge
50 L et plus : plusieurs jours en autonomie complète, repas et bivouac compris
Pour une sortie à la journée, glissez toujours une lampe frontale, une veste de pluie, une batterie externe, de l’eau et de quoi grignoter au fond du sac.
Prévenir un proche
Un message rapide avant de partir, avec l’itinéraire choisi, l’heure de retour prévue, et un contact disponible, prend deux minutes et fait toute la différence en cas de pépin. Une info précise vaut toujours mieux qu’un « je pars randonner dans le coin » si jamais il faut lancer des recherches.
Vérifier une météo montagne
Ça y’est, vous arrivez sur le parking, il fait grand beau et cette magnifique journée en montagne peut enfin commencer. Cela dit, ici, l’orage n’est jamais bien loin et peut se former en un rien de temps. On vous conseille de jeter un œil en amont à une vraie météo montagne, généralement bien plus précise que les prévisions classiques pour anticiper ce genre de bascule.
Pendant sa sortie
Se repérer sans réseau
Quoi qu’on en dise, une trace GPX téléchargée à l’avance règle bien des soucis, à condition d’avoir sa batterie externe sous la main pour ne pas se retrouver en panique à 3%, au beau milieu de nulle part.
Sur le terrain, le balisage reste le repère le plus fiable, les Petites Randonnées se signalant en jaune, les Grandes Randonnées en rouge et blanc, ou parfois rouge et jaune.
Partager le terrain avec la faune
La faune locale vous observe constamment, et osera peut-être se montrer si vous savez vous faire discret. Pas besoin d’un bout de sandwich pour attirer une marmotte curieuse, même si l’envie se fait sentir, ça lui rend rarement service et sa santé en pâtit bien plus qu’on ne l’imagine. Si elle s’aventure d’elle-même jusqu’à vous, restez simplement immobile et laissez-la repartir à son rythme. Le souvenir n’en sera que meilleur, sans que vous n’ayez perturbé son quotidien.
Premièrement, faire demi tour n’a rien d’honteux, comme le célèbre explorateur Mike Horn le dit très bien : « La récompense, c’est pas le sommet, c’est arriver vivant en bas. » Bon, sans partir dans des extrêmes, une météo qui se dégrade, un horaire qui dérape sérieusement, un terrain qui devient plus exposé que prévu : tant de signaux possibles pour en arriver à cette décision. Savoir faire demi-tour n’a rien d’un échec, c’est un des reflexes les plus nobles que l’on puisse avoir face à la montagne.
Avant tout, profitez !
Profiter de votre aventure en randonnée, c’est finalement le meilleur conseil que l’on puisse vous donner ! Tout ça peut donner l’impression qu’une randonnée se prépare comme une expédition, alors qu’au fond, l’essentiel reste le même : marcher, profiter de l’environnement, et se laisser surprendre par ce que l’aventure nous réserve.
Alors, admirez les paysages qui s’offrent à vous, laissez-vous porter par vos pas et appréciez le bonheur de randonner en pleine nature.
Un sifflement suspect derrière un rocher ou l’ombre qui plane un peu trop longtemps au-dessus de votre tête, la vallée grouille de petits (et grands) curieux qui vous observent bien avant que vous ne les repériez. Certaines rencontres sont presque données d’avance, en cadeau de bienvenue, d’autres se méritentet demandent un peu de patience et de discrétion.
Et puis il y a les fantômes de la vallée, ceux qu’on n’aperçoit que très rarement dans sa viesi la chance est au rendez-vous. Pour vous guider, Thibaut, notre animateur nature passionné d’ornithologie, glisse quelques précieux conseils tout au long de l’article. On vous emmène palier par palier à la rencontre de nos stars locales, des plus faciles à débusquer aux plus insaisissables.
Palier 1 : Les incontournables
La marmotte
Impossible de la rater avec son sifflement aigu, elle est là, postée en sentinelle sur son rocher, prévenant toute la colonie qu’un intrus approche. Emblème vivant de la Savoie, la marmotte se laisse observer assez facilement, souvent en train de se dorer au soleil ou bien se goinfrer de fleurs, avant de plonger dans son terrier.
Le matin et la fin de journée sont ses moments de prédilection, quand la chaleur reste supportable pour sortir sans trop se fatiguer. Autour du lac de Tuéda et sur le plateau de la Plagne, les colonies sont particulièrement actives, il suffit souvent de s’arrêter quelques minutes en silence pour en voir plusieurs pointer le bout du nez.
Le bouquetin
Il faut grimper un peu pour le trouver, mais une fois là-haut, il suffit de savoir où poser le regard et il fera peut-être son apparition ! Direction le glacier de Gébroulaz ou les abords du refuge du Saut, où chamois et bouquetins arpentent les mêmes versants.
Armez vos jumelles vers les zones rocheuses, les crêtes et champs de blocs, il sera reconnaissable à ses cornes massives recourbées vers l’arrière, évoluant avec aisance sur des pentes vertigineuses. Une fois repéré, il se montre étonnamment tolérant, à condition de garder ses distances et de rester discret.
Palier 2 : Les discrets de la vallée
Le renard
Rarement visible en pleine journée, le renard se montre plus volontiers à la tombée de la nuit, quand la vallée se calme et la chasse commence. Contrairement à sa réputation d’animal farouche, celui de Méribel n’est pas du genre à détaler au moindre bruit, mais encore faut-il être au bon endroit au bon moment, ce qui reste avant tout une affaire de patience et de chance.
Pour espérer le voir chasser, mieux vaut pousser jusqu’en pleine nuit, quand le silence total de la forêt se fait ressentir. L’oreille aux aguets, les chances de le surprendre en pleine action grimpent sérieusement.
L'aigle royal
Reconnaissable à la teinte dorée de ses plumes une fois adulte, celui qu’on surnommait déjà symbole des dieux et des empires dans l’Antiquité reste bien présent au-dessus de Méribel, une vingtaine de couples continuant de régner sur le ciel de la Vanoise. Contrairement au gypaète, l’aigle royal ne se fait pas prier : les jours de beau temps, il n’est pas si rare d’en voir planer en altitude, profitant tranquillement des courants ascendants pour économiser son énergie.
De décembre à mars, la période de séduction offre même un spectacle rare. Les couples enchaînent des vols synchronisés, montant et piquant ensemble dans une chorégraphie difficile à surprendre, mais qui vaut chaque minute d’attente passée le nez en l’air.
Le tétras-lyre
Le tétras-lyre, aussi appelé petit coq des bruyères, doit sa beauté à son plumage noir bleuté et sa queue recourbée en forme de lyre. Ils affectionnent la lisière supérieure de la forêt, entre 1 400 et 2 300 m, cette zone de transition où pelouses alpines et boisements clairs se répondent. On le retrouve un peu partout en altitude dans la vallée, du secteur de l’Altiport à celui de Raffort, encore faut-il avoir l’œil pour le repérer.
Le reste de l’année, il reste farouche et difficile à approcher, mais au printemps les mâles se rassemblent sur leurs « places de chant » pour une parade spectaculaire, déployant leur queue au rythme d’un chant retentissant.
Le chamois
Contrairement au bouquetin, le chamois a de courtes cornes recourbées en crochets et un pelage qui fonce avec l’hiver. Présent un peu partout dans la vallée, il reste malgré tout discret. Il navigue entre forêts et haute-montagne selon la saison, ses besoins et son humeur du moment.
Ici, mieux vaut sortir tôt le matin, moment où il se montre le plus actif avant que la chaleur ne le pousse à se mettre à l’ombre. La meilleure période reste octobre-novembre, période de rut, quand les mâles se livrent à des « joutes » spectaculaires pour impressionner les femelles.
Pour tenter votre chance, direction Pralognan-la-Vanoise, où des sorties encadrées emmènent régulièrement les visiteurs vers le Col d’Aiguille ou le lac de l’Observatoire, sur les traces de ces troupeaux.
Palier 3 : Le graal, ceux qu'on n'oublie pas
Gypaète barbu
Avec ses 2,80 m d’envergure, sa queue en forme de losange et sa fameuse barbichette, le gypaète barbu ne passe pas inaperçu quand il daigne se montrer. Longtemps persécuté et frôlant l’extinction dans les Alpes, il doit sa présence actuelle à un programme de réintroduction lancé dans les années 1980, la population restant encore fragile aujourd’hui.
L’apercevoir à Méribel reste donc, comme le confirme Thibaut, une vraie question de hasard. Il niche dans les falaises et peut posséder jusqu’à huit aires différentes sur un territoire de plusieurs centaines de kilomètres carrés, changeant de nid d’une année à l’autre. Autant dire qu’une rencontre avec ce majestueux volatile est un souvenir à garder précieusement, ce n’est pas tous les jours.
Le lagopède
D’un blanc immaculé l’hiver, brun tacheté l’été, le lagopède change littéralement de garde-robe selon la saison pour se fondre dans son environnement. Résultat, peu importe la saison, il passe totalement inaperçu même juste sous votre nez.Sa présence est bien réelle à Méribel, mais il faut grimper en altitude pour espérer le croiser, on le trouve aux alentours de 2 500 m jusqu’à 3 000 m.
Une fois là-haut, il faudra tout de même l’œil entraîné ou beaucoup de chance pour le repérer.
« L’avantage de la Réserve de Tuéda, c’est qu’on est déjà bien en hauteur. On peut plus facilement apercevoir des aigles royaux, et en montant un peu plus, des lagopèdes et d’autres espèces propres à la haute montagne. »
— Thibaut Robert
L'hermine
Vous pourriez passer des années à randonner en Vanoise sans l’apercevoir. Minuscule, rapide, et capable de changer de couleur avec les saisons, blanche l’hiver pour disparaître dans la neige, brune l’été pour se fondre dans les pierriers : c’est un véritable caméléon montagnard. Elle niche dans les éboulis, chasse la nuit en hiver et le jour en été, et parcourt jusqu’à 15 km en une seule nuit à la poursuite de campagnols, ce qui n’aide clairement pas à la surprendre au bon endroit.
Alors si votre séjour se termine sans l’avoir croisée, ne remettez surtout pas en cause vos talents d’observateur, c’est juste que l’hermine est un véritable fantôme, bien plus douée que nous à ce petit jeu.
Le dahu
Il paraîtrait qu’un animal encore plus insaisissable que l’hermine rôderait dans nos montagnes. Mi-chamois, mi-bouquetin, avec des pattes plus courtes d’un côté que de l’autre, taillées pour arpenter les pentes sans jamais tomber, à condition de ne jamais faire demi-tour. Personne ne l’a jamais vraiment vu, mais tout le monde connaît quelqu’un qui connaît quelqu’un qui jure l’avoir croisé…
Les volets s’entrouvrent sur une lumière encore tendre, la vallée dort à moitié, rien ne presse. Pas de chaussures de rando posées près du lit, pas de plan tracé pour la journée. Juste ce silence des matins en montagne, bercé d’un chant du rougequeue noir qui réveille doucement son entourage.
Ce matin-là, aucune liste d’activités ne vous attend, car se ressourcer n’est pas une option parmi tant d’autres à Méribel, c’est un mode de vie.
L'incontournable pause du midi
Après un petit déjeuner qui n’en finit plus, café au balcon et sommets en toile de fond, difficile d’imaginer que la journée puisse s’accélérer. Mais comme la cuisine savoyarde passe avant tout, le déjeuner en terrasse s’installe lui aussi face au massif, sur une placette calme d’un quartier de la vallée. Ici, la fondue met du temps à fondre et la tartiflette se partage à la becquée ; des spécialités qui incitent à savourer chaque instant du repas.
Des Allues à Mottaret, ce ne sont pas les terrasses qui manquent, chacune avec sa vue et ses produits locaux, reste plus qu’à découvrir votre prochain coup de cœur.
Les terrasses ont tout pour plaire, mais rien n’empêche de pousser l’expérience un peu plus haut. Plusieurs télécabines à Méribel Centre ou Mottaret vous remontent sans effort, et en quelques minutes toute la famille se retrouve là-haut, panier sous le bras. On étale la nappe à même l’herbe (les puristes) ou on s’installe à une table (il n’y a pas de honte), dans les deux cas, saucisson, tomme et pain de campagne restent incontournables.
Le silence est différent en altitude, presque tangible, seulement troublé par le vent ou, si la chance est de la partie, par le sifflement d’une marmotte curieuse pointant le bout du nez. Le regard se perd dans l’infinité du paysage, et on savoure d’autant plus la vue en sachant qu’elle ne nous aura coûté ni sueur ni effort.
La culture bien-être de Méribel
Sauna, jacuzzi et compagnie
Le matin pour bien démarrer, ou le soir pour tout relâcher, les espaces bien-être de la station s’adaptent aux différents profils.
Sauna, hammam, jacuzzi, massages sportifs ou relaxants, autant de façons de décrocher complètement. Entre deux passages au sauna, la piscine du Parc Olympique reste toujours à portée de brasse pour qui souhaite s’accorder quelques longueurs. Et cerise sur le gâteau, ces espaces bien-être ne sont pas réservés à leurs résidents : la plupart des spas d’hôtel de la vallée accueillent aussi les visiteurs extérieurs.
Mille et une façons de pratiquer le yoga
À Méribel, nos praticiens du bien-être trouvent toujours le moyen d’allier leur pratique à la nature environnante. Certains professeurs de la vallée l’associent à une balade en forêt, avec des bains de nature par exemple, quand d’autres l’associent à l’ayurveda pour un accompagnement plus complet du corps et de l’esprit. Il y a aussi ceux qui glissent le shiatsu dans l’équation, cette technique de pression japonaise pensée pour dénouer les tensions les plus tenaces.
Les massages suivent cette même logique de variété, entre Amma, Gokan aux huiles, massage deep tissue pour les sportifs, et bien d’autres pratiques encore, chacun apporte sa façon de dénouer le corps.
Zen Altitude, le rendez-vous bien-être de l’été
Du 21 au 23 juillet, le Zen Altitude nous offre un moment hors du temps. Le yoga côtoie des exercices de respiration, les soins relaxants se mêlent aux balades apaisantes, et quelques ateliers créatifs viennent compléter ce programme pensé pour se reconnecter à l’essentiel. En solo, en famille ou entre amis, ce rendez-vous nous rassemble tous autour d’une même envie de souffler, loin du tumulte quotidien.
Preuve que l’art de se détendre n’est pas ici un simple à-côté, mais un véritable état d’esprit que Méribel cultive depuis des années.
Il y a des lieux qui semblent faits pour flâner, le lac de Tuéda en fait clairement partie. On y marche autour sans se presser, on s’y installe pour une sieste au bord de l’eau, on y taquine la truite et on referme la boucle par un verre pris à la Maison de la Réserve. Véritable havre de paix au cœur d’une forêt de pins cembros, c’est le genre d’endroit où il est difficile de prévoir combien de temps on va y rester.
La Maison de la Réserve
En bord de lac, la fameuse Maison de la Réserve invite à une pause d’un autre genre. Mis à part sa buvette que l’on ne présente plus, son exposition permanente en accès libre permet d’en apprendre davantage sur la faune et la flore qui peuplent la Réserve. De multiples animations viennent enrichir la visite, notamment cette découverte des oiseaux de la Réserve menée parThibaut, animateur expert en son domaine. Autant vous prévenir : rien ne lui échappe, il risque de vous faire observer des espèces que l’on ne penserait voir qu’en documentaire.
Vous l’aurez saisi, le dénivelé, on le laisse à ceux qui en ont besoin. Nous autres adeptes de repos et douceur de vivre, on profite de nos journées différemment. L’après-midi se termine dans la même immobilité que cette matinée, le rougequeue noir ayant cédé sa place aux premiers accords d’un live improvisé.
Initiation avec le bureau des guides de Méribel
Il fait encore nuit lorsque vous chaussez les crampons, tandis que votre guide vous encorde les uns aux autres. Plus haut sur le glacier, d’autres lumières progressent déjà dans l’obscurité, et vous partez à leur rencontre, hors des sentiers habituels, là où vous vous étiez toujours arrêté jusqu’ici. Le jour se lève sur le glacier, et cette sensation que connaissent tous les alpinistes vous saisit à votre tour : se sentir minuscule, et pourtant exactement à sa place.
Depuis Méribel, le parc national de la Vanoise ouvre ses portes à ces panoramas de glaciers et de sommets qui dépassent les 3 000 m. Pour vous aider à préparer votre première initiation en randonnée glaciaire, nous avons interviewé Alain Petex, guide à Méribel depuis 25 ans. Voici comment se déroule concrètement une sortie avec le bureau des guides de montagne Méribel.
Vous êtes guide de haute montagne à Méribel : quelle est votre histoire ?
Ça fait au moins 20 ans que je suis guide de haute montagne à Méribel. J’habite à Brides-les-Bains mais je suis originaire de Moûtiers. Je suis arrivé ici grâce à Frédéric Saint Guilhem, un ancien guide de haute montagne et hôtelier à Méribel. À l’époque, il cherchait un jeune guide pour l’épauler, et c’est ainsi que je suis venu travailler à Méribel.
La Vanoise est un massif que j’aime beaucoup. Les paysages allient le vert des alpages, le bleu du ciel et le blanc des glaciers qui culminent à 3 000 m. Cela crée une ambiance bien particulière qu’on ne retrouve pas dans les autres massifs.
Comment fonctionne le bureau des guides de Méribel ?
Au bureau des guides de Méribel, nous sommes 5 guides et 2 accompagnateurs en été. En revanche, en hiver, nous sommes une dizaine de guides pour le ski de randonnée, le ski hors piste ou la cascade de glace.
Comment se passe une initiation à la randonnée glaciaire ?
Nous proposons 2 formules.
Sur 2 jours : on monte en refuge la veille pour pouvoir faire le glacier très tôt le lendemain matin.
Sur 1 journée : on part très tôt de Méribel le matin et on revient dans l’après-midi.
Il faut savoir qu’en été une randonnée glaciaire se fait forcément très tôt le matin. La raison est simple : lorsqu’il fait trop chaud, la neige fond. On s’enfonce alors dans la neige, c’est donc plus dur de marcher. Cela peut aussi être un peu dangereux car, sur un glacier, il y a des crevasses qui peuvent être plus ou moins couvertes par des ponts de neige. Tôt le matin, lorsque la neige est dure, on peut marcher sur ces ponts de neige sans s’enfoncer. Pour rester en sécurité, il faut être sorti du glacier vers midi ou 13h.
Quelles randonnées glaciaires conseillez-vous pour une initiation à l’alpinisme à proximité de Méribel ?
Pour la première formule, qui implique de monter en refuge le premier jour, on peut
aller au refuge du col de la Vanoise pour faire la pointe de la Réchasse ou la pointe du
Dard situées sur le dôme des glaciers de la Vanoise. On accède au refuge du col de la
Vanoise en 3 h de marche depuis Pralognan en passant par le lac des Vaches. L’approche est déjà un voyage en soi, car le cadre est magnifique. Ce refuge se situe à 2500 m et les sommets sont à 3200 m. Depuis le refuge, il faut donc marcher de 2 h 30 à
3 h pour arriver au sommet.
Ensuite, il y a aussi le refuge de Péclet-Polset qui permet de faire le dôme de Polset
situé à 3 501 m. La montée nécessite 4 h de marche, mais le glacier est beaucoup plus conséquent que la première option. C’est un glacier avec des crevasses et des séracs,
ça reste de la marche sur glacier, mais dans une ambiance différente du dôme des
glaciers de la Vanoise.
Enfin, il y a l’option qu’on propose à la journée en partant de Méribel. On part tôt en
voiture pour rejoindre une route située à 2 800 m, au-dessus de Val Thorens. On arrive
là-bas à 7 h du matin. On monte alors sur le glacier de Chavière, et de là, plusieurs
options sont possibles en fonction du niveau des participants : monter jusqu’à 3 200 m
ou monter jusqu’au mont de Gébroulaz à 3 509 m.
L’alpinisme est une discipline qui peut faire peur, quelle est selon vous la réalité sur le terrain ?
La randonnée glaciaire, c’est la discipline idéale pour débuter l’alpinisme. Ça
présente très peu de danger, beaucoup moins que des courses d’alpinisme plus
verticales. Sur ces courses d’initiation, il n’y a pas de pentes raides sur lesquelles on
pourrait se faire mal en glissant. Ce sont des glaciers avec des pentes faibles.
Le seul danger, c’est les crevasses. C’est pour ça qu’on est encordés les uns aux
autres. Si quelqu’un tombe dans une crevasse, il reste en surface et il en sort
facilement.
Après, plus personnellement, ça fait 25 ans que je suis guide et je ne suis jamais tombé dans une crevasse et je n’ai jamais vu un client tomber dedans.
La corde en alpi, c’est comme la ceinture de sécurité en voiture. On la met, mais ça
ne veut pas dire qu’on va s’en servir.
Niveau et équipement requis
Quels sont les prérequis physiques pour faire une randonnée glaciaire ? Comment faire pour choisir un objectif adapté à son niveau ?
Pour les itinéraires dont nous venons de parler, il faut pouvoir faire au moins 800 m de dénivelé sans être épuisé. À titre de comparaison, la randonnée qui mène du lac de Tueda au refuge du Saut, une classique l’été à Méribel, demande de gravir 450 mètres de dénivelé. Cependant, pour les initiations à la journée, il est possible de choisir un itinéraire avec seulement 300 m de dénivelé pour arriver sur le glacier.
L’objectif de la journée se choisit toujours en concertation. Nous posons un certain nombre de questions sur votre expérience en haute montagne, votre niveau physique, la peur du vide… Grâce à ces éléments, nous vous proposons ensuite des options.
Est-ce nécessaire d’avoir déjà fait de l’escalade ou de la via ferrata pour faire de la randonnée glaciaire?
Non, comme son nom l’indique c’est uniquement de la marche sur glacier. Mais il existe d’autres courses d’alpinisme en Vanoise qui nécessitent une petite expérience en alpinisme ou en escalade pour pouvoir être réalisées. Le tout est de trouver ensemble la course d’alpinisme qui correspond à vos envies et à votre niveau.
Quel est le matériel fourni le jour J et qu’est-ce qu’il faut apporter ?
Il faut louer le matériel dans les magasins de location de Méribel, c’est-à-dire des crampons, les chaussures adaptées aux crampons, un baudrier, un piolet droit, un casque et une paire de bâtons de marche… et évidemment il faut avoir l’équipement nécessaire pour le froid et le soleil, qui est plus intense à 3 000 m : des lunettes de catégorie 4, des gants, une doudoune et une veste coupe-vent…
Enfin, il y a le matériel fourni par le bureau des guides : la corde et le matériel de sécurité sur glacier, comme les broches à glace. La manière d’utiliser ce matériel est évidemment expliquée ensuite par le guide le jour J.
Peut-on faire une initiation à l’alpinisme en famille à Méribel ?
Oui, la randonnée sur glacier en famille est possible. Les enfants sont autorisés à partir de 12 ans. Si les enfants sont de bons marcheurs, on peut commencer un tout petit peu plus tôt, mais dans la plupart des cas, les randonnées glaciaires en famille se font plutôt vers 12 ans.
Concrètement, pour quelqu’un qui voudrait faire une randonnée glaciaire, comment ça se passe ? Quelle est la première étape pour rendre ça possible ?
La première étape, c’est d’envoyer un mail avant son séjour au bureau des guides pour entrer en contact avec nous. Cela permet de choisir un itinéraire et des dates. On fait le maximum pour proposer des sorties sur mesure à nos clients. Ensuite, il y a deux configurations : on peut soit venir avec un groupe déjà constitué (de maximum 6 personnes), ou rejoindre un groupe si on est seul. Les randonnées glaciaires d’initiation dont on a parlé juste avant sont proposées tout l’été, de juin à fin août. Enfin, pour une initiation, le tarif commence à partir de 190 € / personne.
20 années en tant que guide à Méribel, vous avez dû vivre de belles aventures. Pouvez-vous partager avec nous un souvenir marquant que vous avez vécu dans les 3 Vallées ?
Je me souviens d’une fois où j’ai amené un groupe sur le dôme de Polset. Il y avait alors un jeune de 18 ans. Je l’ai revu 20 ans après et il était encore tout ravi de la course. Ce jour-là, il avait découvert quelque chose et il a continué à faire de l’alpinisme ensuite. S’initier à l’alpinisme, ça ouvre finalement à la haute montagne : on découvre la vie en refuge, on marche encordé avec le jour qui se lève petit à petit sur les sommets et sur les glaciers, on voit des crevasses… Bref, c’est une expérience unique qui marque, comme ce jeune homme qui en reparlait avec des étoiles dans les yeux 20 ans plus tard.
Le bureau des guides de Méribel ne propose évidemment pas que de la randonnée glaciaire, quelles sont les autres activités proposées à Méribel ?
L’été, le bureau des guides propose également de la via ferrata, du canyoning, de l’escalade, de l’alpinisme et des randonnées thématiques. Nous accompagnons aussi bien des personnes sportives qui veulent découvrir ou progresser dans un sport de montagne, que des familles et des contemplatifs qui souhaitent découvrir la nature et la montagne.
Bonne nouvelle : la réalité est bien plus nuancée que ce que Red Bull vous montre. On démonte les 5 idées reçues les plus tenaces, histoire que le VTT DH rime enfin avec excitation plutôt qu’appréhension.
"Une chute et c’est fini pour moi"
Soyons honnêtes, tomber fait partie du jeu, comme au ski, à vélo, ou dans la vie en général. Le Bike Park fonctionne exactement comme les pistes de ski, et personne ne vous mettra sur une piste noire le premier jour. Ajoutez à cela le casque intégral, des protections couvrant pratiquement tout le corps, et la fameuse chute redoutée se transforme en fou-rire avec ceux qui vous suivent.
"Je vais être HS au bout de 10 minutes”
Bonne nouvelle pour les jambes : pas besoin d’une endurance de marathonien, les remontées mécaniques font tout le travail de montée. Cela dit, le VTT DH demandent un minimum de tonus dans les bras et les épaules pour encaisser les chocs, mais rien d’insurmontable avec le bon matériel et un peu de technique. Si vraiment l’idée de pédaler sans se fatiguer vous tente, le VTTAE est fait pour vous.
"Il faut débarquer avec tout l'attirail du pro"
Un classique qui décourage bien plus de monde qu’il ne devrait… Certes, rouler sur sa propre monture a son charme et ses avantages, mais ce n’est absolument pas indispensable pour passer une bonne journée. Le matériel disponible à la location est très sérieux, sélectionné par des experts qui connaissent le Bike Park par cœur et savent exactement quel équipement vous proposer selon ce que vous comptez en faire.
"J'ai passé l'âge de jouer les cascadeurs "
Le VTT de descente n’est pas qu’une affaire de jeunes. Sur les pistes du Bike Park de Méribel, on croise un bon nombre de familles, de groupes d’amis qui n’ont plus la vingtaine, et qui cherchent simplement à se faire plaisir sans avoir à se mettre la tête à l’envers. Nos jeunes dans la force de l’âge sont aussi présents, mais loin d’avoir le monopole du plaisir !
"Sans moniteur, impossible de progresser"
Faux. On peut très bien progresser en autonomie en commençant sur les pistes les plus accueillantes, pour évoluer ensuite (après une bonne floppée de chutes) sur des terrains plus engagés. Avec du temps, de la motivation et une vraie dose de résilience, il est possible d’atteindre un super niveau en autodidacte.
Mais si l’idée c’est de passer aux pistes rouges et noires sans finir dans le décor instantanément, les moniteurs diplômés de Méribel changent la donne. Avoir les bons réflexes dès le départ, c’est non seulement un gain de temps considérable, mais aussi progresser sans prendre de mauvaises habitudes qui vous suivront à chaque descente. Puis entre nous, se faire coacher par quelqu’un qui connaît chaque virage du Bike Park comme sa poche, ça reste le meilleur raccourci vers les sensations qu’on est venu chercher.
Alors, convaincu ?
En fin de compte, le DH c’est avant tout une histoire de sensations et de liberté, et chacun les vit à sa manière. Certains auront besoin de la G Force pour prendre leur pied, d’autres se contenteront d’une simple balade en VTTAE sur les crêtes. Le Bike Park de Méribel a justement été pensé pour ça : accueillir tous les profils, des familles aux riders confirmés, alors la prochaine fois, oubliez les excuses et venez vous faire votre propre avis !
Certains arrivent avec un programme chargé, les yeux brillants à l’idée d’en découdre avec toutes les activités de la station, d’autres posent leurs valises avec une seule certitude : ralentir. Suivons deux familles qui ont choisi la montagne cet été, pour des raisons bien différentes.
Prendre ses marques
Les premiers jours à Méribel ont cette douceur particulière des débuts, on tâtonne, on explore, on cherche son rythme. Pour la famille en quête d’aventure, on commence avec une randonnée à travers les villages de la vallée, histoire d’échauffer les jambes et s’imprégner du patrimoine savoyard avant les itinéraires plus engagés. Le lendemain, la randonnée ne suffit plus aux enfants et un passage au Bike Park s’impose. Une découverte du domaine tranquille en famille sur les pistes vertes et bleues, la semaine est encore longue.
De l’autre côté de la station, c’est une tout autre ambiance. Yoga au bord du Lac de Tuéda dans le silence matinal, les sommets qui se reflètent dans l’eau et le souffle qui se pose enfin. Pendant ce temps, les enfants découvrent les P’tits Aventuriers, entourés de moniteurs passionnés et d’activités qui n’en finissent plus, c’est l’euphorie. Un lundi qui pose le ton pour le reste de la semaine.
Mi-semaine, les choses sérieuses commencent
La machine est lancée pour notre famille sportive, qui attaquent avec la via ferrata de la Dent de Burgin, ni plus ni moins la plus haute de France, pour faire monter l’adrénaline. Dans la foulée, direction le col de la Loze en VTTAE, avec les 3 Vallées qui s’étalent à perte de vue depuis le sommet.
Vendredi matin, réveil avec une mission en tête : le Glacier de Gébroulaz avec le bureau des guides. Là-haut, la roche laisse place à la glace et les panoramas bruts de haute montagne se révèlent devant eux. La chance ? Sûrement pas, ce genre de vue se mérite !
Chacun sa version du bonheur
La famille en recherche de calme, elle, a trouvé son équilibre. Le practice de golf au soleil, les enfants à l’espace ludique, et ce verre en terrasse qui s’impose naturellement en fin de matinée. Vendredi, les sandwichs au fond du sac, tous aux remontées mécaniques ! Le temps d’une montée le décor se transforme, l’air est plus vif et le pique nique prends une toute autre dimension. L’après-midi, les petits filent découvrir le poney pendant que les parents disparaissent discrètement se relaxer au spa.
Ce soir-là, au détour de la fameuse terrasse du Jack’s, les deux familles se retrouvent par pur hasard. L’une rentre épuisée et heureuse de sa journée en altitude, l’autre, installée depuis un moment verre à la main, n’a jamais été si ressourcée.
Les derniers jours, pour profiter jusqu’au bout
En fin de semaine, chacun retourne naturellement vers ce qui l’a fait vibrer. Les pistes du Bike Park pour les uns, le lac de Tuéda et ses berges reposantes pour les autres. Puis, sans que personne ne se soit vraiment concerté, tout le monde finit par se retrouver en terrasse pour un dernier repas savoyard, histoire de faire durer le plaisir jusqu’au bout.
Et vient ce moment commun à tous, que Méribel provoque à chaque fois. Cette légère résistance au moment de faire les valises. Cette certitude qu’une journée de plus ne serait pas de trop…
Leur point commun : le Pass Explorateur
Entre nos chères familles, les points communs se comptent sur les doigts de la main. Et pourtant, elles ont toutes les deux glissé le même pass en poche au début de la semaine !
L’une s’en est servie pour enchaîner les activités sans jamais s’arrêter, l’autre pour avoir la liberté de ne rien planifier, de changer d’avis trois fois dans la journée et de vivre ses vacances en montagne comme bon lui semble.
Quelque part sur une terrasse de Méribel Village, deux familles qui ne se connaissaient pas la semaine dernière trinquent en admirant les mêmes crêtes dorées. Chacune des souvenirs plein la tête, et cette conviction commune qu’une semaine à Méribel, c’est toujours trop court.
Où sortir avec son chien à Méribel ?
Plusieurs itinéraires se prêtent particulièrement bien à la cani-rando, à condition de bien choisir son parcours. Nous avons sélectionné trois sentiers d’été qui plairont autant à votre boule de poils qu’à vous-même. En hiver, la neige offre tellement de terrains de jeu différents qu’on aurait pu en lister une dizaine, mais on a préféré n’en garder que trois, qui sortent vraiment du lot.
En été
Le Grand Lac, par Chandon et Gremaillet
Pour les chiens qui aiment se rafraîchir dans l’eau, direction le Grand Lac via Chandon et Gremaillet. Cette randonnée traverse hameaux et forêts avant de rejoindre un lac où votre compagnon pourra enfin se baigner librement, contrairement aux lacs protégés de la vallée. Une vraie récompense après l’effort, pour lui comme pour vous.
Rocher de la loze
Depuis Méribel, l’accès se fait via la télécabine de Pas du Lac, puis une marche sur les crêtes jusqu’au sommet, avec un panorama à 360° sur le Mont Blanc, la Vanoise et les sommets environnants. Le sentier reste accessible, à l’exception d’un court passage câblé sous le rocher, à négocier avec prudence si vous portez votre chien ou le tenez en laisse serrée. Une rando qui combine altitude, sensations et grands espaces, pour les binômes en quête d’aventure.
Descente aux Allues par les sentiers des crêtes
Un parcours idéal pour les amateurs de grands panoramas et de longues marches. En été, la vue s’étend sur la vallée de Méribel, le Mont Blanc, le Mont Jovet, la vallée des Belleville et les Aiguilles d’Arves. Comptez environ 5h30 pour descendre jusqu’aux Allues depuis le sommet des crêtes, c’est une rando qu’on réserve aux chiens déjà bien rodés à suivre leur maître sur de longues distances.
Sous la neige
Le Sentier de la Poésie
Si votre chien est à l’aise dans la neige et qu’il adore se rouler dans la poudreuse, direction le Sentier de la Poésie. Au départ des Allues, cette balade en raquettes traverse les villages du Cruet et du Villard, ponctuée de 25 poèmes et de superbes vues sur la vallée. Comptez environ 25 minutes, et gardez en tête que le sentier est généralement bien enneigé.
Rejoindre l’Altiport depuis Méribel Centre
Cet itinéraire est idéal pour que votre chien fasse ses premiers pas dans la neige. Le sentier est très accessible et passe par le hameau de Morel. À l’arrivée, l’Altiport offre une vue dégagée sur la Vallée de Méribel. Prévoyez environ 3h aller-retour. Vous avez également la possibilité de rentrer en navette à Méribel Centre.
Vers la Traie, par les Ravines
Pour les chiens robustes et bien rodés à l’effort, cette randonnée plus engagée monte depuis les Ravines vers les Granges, traverse Mergolaz et grimpe jusqu’à la Traie. Comptez environ 6 heures aller-retour, avec en récompense un point de vue magnifique sur le massif de la Vanoise et le Mont-Blanc. Cette sortie convient particulièrement aux races habituées aux longues distances et au froid, comme un Bouvier Bernois ou un Saint-Bernard. Une alternative plus courte existe depuis Le Villard pour environ 2 heures de montée.
Un mot de nos experts canins afin que vos sorties se passe au mieux, pour le chien comme pour son environnement :
– La laisse est de mise sur la plupart des sentiers, surtout à l’approche des alpages où paissent les troupeaux. Si un patou se présente, la bonne attitude reste la même qu’à pied seul : pas de gestes brusques, on s’éloigne calmement avec son chien bien tenu.
– L’eau ne doit pas être oubliée, un chien se déshydrate vite à l’effort, surtout en plein été. Une gourde ou un sac à eau pliable suffit amplement.
– Côté faune sauvage, la tentation de courir après une marmotte ou un renard peut être immense, de plus s’il est détaché, mais cela reste interdit et stressant pour les animaux. La laisse reste encore une fois la meilleure solution.
Et au retour, un petit réflexe à ne pas négliger : vérifier les coussinets, car les sentiers rocailleux peuvent être éprouvants, surtout sur de longues distances.
Quel matériel utiliser en cani rando ?
Si la cani-rando peut tout à fait se vivre en toute détente, sans matériel particulier, il existe tout de même un équipement dédié pour ceux qui veulent pousser un peu plus loin l’expérience. Pour une cani-rando confortable et bien équipée, voici ce qui peut vraiment faire la différence :
Pour le chien
Un harnais de traction et non pas un harnais de balade.
Un collier solide pour pouvoir reprendre votre chien au collier de manière sûre si nécessaire.
Bottines pour protéger les pattes si le sol est agressif
Pour l’humain(e)
Votre matériel de randonnée habituel
Un baudrier de cani cross ou une ceinture de cani rando. Il est aussi possible d’attacher votre chien à la ceinture de votre sac à dos de randonnée.
Une laisse de cani cross ou de cani randonné avec amortisseur élastique
Ce qu'il ne pourra découvrir…
Bien que Méribel soit très accessible avec son chien, le cœur du Parc National de la Vanoise leur est interdit, même tenus en laisse, à l’exception des chiens d’assistance munis des documents officiels. Ce n’est bien entendu pas contre eux, mais pour préserver l’équilibre fragile de l’écosystème montagnard.
Dans la Réserve Naturelle du plan de Tuéda, les chiens sont admis en laisse, mais uniquement jusqu’au refuge du Plan, au-delà, vers le Vallon du Fruit ou le Refuge du Saut il faudra laisser votre ami à quatre pattes à la maison.
Côté baignade, la prudence est de mise : les lacs de montagne, et notamment le Lac de Tuéda, ne sont pas adaptés à la baignade canine. Mieux vaut prévoir une gourde plutôt que de le laisser se rafraîchir dans ces points d’eau naturels.
Pour tout le reste, il n’y a aucune raison de le laisser à la maison !
Quelques repères bien choisis, les bonnes réservations au bon moment, et le reste se laisse vivre. On vous a préparer l’essentiel pour arriver sereinement.
Choisir le bon moment
Début juillet, Méribel s’éveille et la saison d’été se met doucement en route. Les sentiers sont encore peu fréquentés, mais la station tourne déjà à bon rythme. C’est le moment idéal pour profiter des activités et restaurants sans se soucier des créneaux complets. Toutes les activités sont déjà ouvertes, et ce qu’on ne dit pas assez : début juillet est souvent le meilleur moment pour profiter de la montagne.
Mi-juillet, tout s’accélère, la vallée animée et festive entre dans sa pleine saison. Entre le Méribel Trail, les Hybrid Games ou le Zen altitude, les événements rythment les semaines. Mais attention ! Les activités guidées affichent vite complet et les terrasses sont prises d’assaut. Familles ou groupes d’amis, c’est la période idéale pour ceux qui veulent vivre Méribel dans toute son intensité.
Fin août, la cadence ralentie et la montagne reprends son souffle. Il reste suffisamment de monde pour que la vie de village continue, les terrasses restent animées et vous pouvez toujours pratiquer vos activités préférées. Cependant, tout ceci dans un rythme plus raisonnable que les semaines qui précèdent. Et puis il y a cette lumière de fin d’été sur les sommets ; dorée, douce, un peu mélancolique. Bien souvent, c’est le meilleur moment pour ne pas vouloir partir.
Le village d’origine, bâti il y a presque un siècle à l’entrée du domaine. La vraie vie locale, loin de l’agitation de la station, c’est ici que bat le cœur savoyard de la vallée. Pour ceux qui cherchent à s’immerger pleinement dans l’histoire et l’authenticité de Méribel.
Méribel Village
Un petit hameau préservé dans la tradition savoyarde. Ce quartier est destiné aux familles qui cherchent la montagne dans ce qu’elle a de plus intime, sans sacrifier le confort. Calme, authentique, et pourtant à deux pas de tout ce que Méribel a à offrir.
Méribel Centre
Le cœur animé de la vallée. Les commerces, les restaurants, les animations, tout est à portée à pied. C’est le quartier de ceux qui aiment que la vie vienne à eux, que l’ambiance soit au rendez-vous tous les soirs, à peine sorti de son logement. Pour les familles qui recherchent la praticité au quotidien, ou les groupes d’amis qui cherchent l’animation, Méribel Centre coche toutes les cases.
Méribel Mottaret
Pour ceux qui désirent la montagne à portée de main. Perché à 1750 mètres, c’est le quartier le plus haut de la vallée, avec un accès direct aux remontées mécaniques, et des panoramas sur la vallée qui s’ouvrent dès le pas de la porte. Ici, pas besoin de navette ni de voiture pour rejoindre les sentiers ou le Bike Park, on chausse ses chaussures de rando et c’est parti.
Entre ce qu’on anticipeet ce qu’on laisse venir, tout est une question d’équilibre. Un agenda trop chargé, et on passe à côté de ce sentiment de liberté propre aux vacances en montagne qui s’installe dès le matin. Lorsque vous ouvrez vos volets, vue sur la vallée, etla seule question qui compte est : qu’est ce qui me ferait plaisir aujourd’hui ?Au contraire, à trop se laisser porter on risque de manquer ce qui mériteraivraiment d’être vécu.
Ce qui mérite d’être réservé
Parmi les plus belles expériences que Méribel a à offrir, les sorties avec le bureau des guides sont dans une catégorie à part. Randonnées glacière sur le Glacier de Gébroulaz, itinéraires thématiques faune et flore, initiation en haute montagne, ces sorties demandent un peu d’anticipation, mais elles le valent largement.
Une autre manière d’accéder à des panoramas à couper le souffle est de décoller depuis Tougnète ou la Dent du Burgin en parapente. Cette expérience est unique. Les vols du matin, dans un air frais au-dessus de la vallée encore endormie, sont parmi les moments les plus marquants que l’on puisse vivre ici.
Le golf mérite également qu’on s’y prenne à l’avance, surtout en août. Perché à 1500 mètres d’altitude et s’étendant sur plus de 35 hectares, le parcours 18 trous de Méribel est l’un des plus spectaculaires des Alpes, et donc très prisé.
Même logique côté gastronomie : les meilleures tables se méritent. Il est facile de trouver à Méribel une multitude de restaurants de qualité accessibles sans réservation, mais pour les adresses qui font la différence, mieux vaut s’y prendre à l’avance. Table gastronomique avec vue imprenable sur les sommets ou un déjeuner en terrasse face aux crètes, c’est le genre d’adresse qu’on ne laisse pas au hasard.
Ce qu’on peut décider le matin même
Tout le reste… et c’est déjà beaucoup ! Accédez aux randonnées balisées, aux remontées mécaniques piétonnes, la piscine, la patinoire, les terrains de tennis et plein d’autres activités sans réservation, au gré de vos envies. C’est justement là que se joue l’équilibre du séjour, se laisser porter, sans calculer. Et c’est précisément ce que couvre le Pass Explorateur, avec plus de 20 activités en accès libre, pour composer ses journées librement. Pour en savoir plus sur ce compagnon de route indispensable, rendez-vous ici.
Le soir, lorsque les dernières lueurs du coucher de soleil s’éparpillent, Méribel s’anime. La musique live fait partie de l’ADN de la vallée, en début de soirée, les premières notes résonnent sur les terrasses du Rambler, parfaites pour souffler après une bonne journée en montagne. Au programme : groupes de rock, artistes originaux et musiciens folkloriques.
Méribel Village est depuis longtemps le repère de la communauté britannique. Les terrasses s’animent dès la fin d’après-midi, les accents se mélangent et l’ambiance prend naturellement ce côté décontracté qu’on ne trouve pas partout. La Terrasse du Village en est le symbole, toujours animée, souvent pleine avec son atmosphère de village alpin qui donne envie d’y rester.
Dans la même ambiance, le Jack’s à la Chaudanne est un incontournable de Méribel. Vous y trouverez une grande terrasse ensoleillée, accompagnée de sa musique d’ambiance les vendredi et dimanches après-midi, idéal pour débuter sa soirée, ou la prolonger sans s’en rendre compte.
S’équiper pour la montagne, pas pour la station
L’altitude se respecte, et peut surprendre ceux qui n’y font pas attention. À 1 600 mètres, le soleil brûle plus vite qu’on ne le croit, une belle matinée peut basculer en après-midi orageux, et les soirées fraîchissent même en plein cœur de l’été. Pas de panique pour autant, quelques essentiels suffisent :couches superposables, debonnes chaussures de marche, une veste légère toujours dans le sac, et une crème solaire efficace(indispensable). Le matériel ne fait pas le randonneur, mais ces quelques détails peuvent vraiment changer votre journée !
Quelques conseils des locaux
L’Office de Tourisme comme premier réflexe
Pas juste pour les brochures. L’équipe oriente, conseille, connaît les bons créneaux et les adresses qui ne sont pas forcément dans les guides. Un arrêt incontournable dès le premier jour.
Le Méribus
Des navettes gratuites qui relient tous les quartiers, à tout moment de la journée. Une fois qu’on sait qu’elles existent, on ne touche plus au volant. Vous pouvez consulter les horaires ici : Méribus : bus station Méribel | infos, horaires, temps réel
Le Pass Explorateur
Beaucoup de familles arrivent sans savoir qu’il existe. 69€ pour 3 jours ou 99€ pour 6 jours, plus de 20 activités incluses. Un des meilleurs rapports qualité-expérience de la vallée, surtout pour ses enfants. Retrouvez toutes les infos utiles à son sujet ici : Pass Explorateur – Méribel
Réserver tôt pour les activités guidées
Bureau des guides, parapente, sorties encadrées. En juillet-août les créneaux partent vite. Essayer de réserver dès le début de semaine, pas la veille.