Vous connaissez Méribel en hiver. Vous l’avez peut-être découverte en été. Mais connaissez-vous vraiment Méribel à l’automne ?

Quelque chose a changé dans l’air, on ne saurait dire quoi, mais on le sent. Un matin, sans prévenir, l’été a disparu. Les derniers effluves de barbecue se dissipent, les terrasses se vident, et un léger pincement au cœur s’installe comme à chaque fin de saison. C’est le début d’une période où la montagne se pare de ses couleurs les plus douces, la vallée se drapant d’or pendant que les sommets se couvrent de leurs premières neiges.

L’hiver approche à grands pas, mais avant cela, une saison que l’on connaît peu prend place, plus discrète, moins attendue, mais tout aussi belle à sa façon.

Le paysage qui se pare d'or

L’été verdoyant que vous avez connu ces deux derniers mois, vu du haut des sommets des 3 Vallées, cède déjà la place à un tout autre spectacle. Contrairement aux sapins et aux pins qui gardent leur vert sombre toute l’année, le mélèze est le seul résineux à perdre ses aiguilles avant l’hiver. Avant de les laisser tomber, il les fait virer du vert tendre au jaune doré, puis au cuivre, embrasant les flancs de montagne.

Le résultat ? Des pentes entières qui changent de visage en quelques semaines, offrant de tout nouveaux paysages à qui ose venir en profiter. Le vert uniforme de l’été laisse place à une mosaïque dorée et cuivrée, métamorphosant les sentiers que vous avez arpentés tout l’été.

Les sentiers se vident, la faune reprend ses droits

Ces mêmes sentiers qui changent d’aspect se vident tout autant de la foule qui les occupait tout l’été. Les groupes de randonneurs se raréfient, les refuges retrouvent le silence et un calme s’installe là où l’agitation régnait encore quelques semaines plus tôt.

Cette tranquillité retrouvée profite avant tout aux autres habitants de la montagne. Les chamois redescendent peu à peu des hauteurs de la Vanoise, et les marmottes multiplient leurs efforts avant de disparaître pour l’hiver. Sur bien des sentiers, ce sont leurs empreintes que vous croiserez plutôt que d’autres randonneurs.

Dès la mi-septembre et jusqu’à la mi-octobre, un chant rauque résonne dans la vallée : le brame du cerf. Ce cri annonce que la période des amours a commencé, durant laquelle les cerfs sont survoltés. Petit conseil : mieux vaut écouter de loin et garder ses distances. Non pas qu’il soit très dangereux, mais un cerf en pleine parade n’a pas vraiment envie qu’on vienne prendre un selfie à côté de lui.

Et puis il y a les troupeaux qui redescendent des alpages sur la même période. Leur présence fait toujours plaisir, à condition de respecter leur espace. Un petit détour, des clôtures bien refermées, le chien tenu en laisse, et la rencontre reste bienveillante si un patou vous rend visite.

Un calme réservé à ceux qui savent en profiter

Le temps de quelques semaines, Méribel se vit d’une tout autre manière, presque en silence. Rien n’y perd en plaisir pourtant : les possibilités restent variées, et les locaux ne s’en privent pas, bien au contraire. Beaucoup en profitent pour parcourir la montagne autrement, en VTTAE sur les nombreux sentiers vides. Il n’y a certes plus de remontées mécaniques, mais tout un domaine reste à disposition, pour explorer avec une sensation de liberté propre à cette saison.

Cette même sensation de liberté, les locaux la retrouvent aussi en parapente, où les couleurs flamboyantes redessinent complètement le paysage. Les sentiers se vident, et les routes aussi pour le plus grand plaisir de nos cyclistes, qui jouissent de cette période roulant l’esprit tranquille sur des routes désertées, avec un décor qui évolue à mesure que l’hiver approche.

C’est d’ailleurs à ce moment précis, juste avant que l’hiver ne prenne le relais, que l’automne atteint son apogée. Les premières neiges couronnent déjà les crêtes alentour, pendant qu’en contrebas, tout reste encore doré, offrant des panoramas hors du temps.

Côté randonnée, c’est la même chanson. En altitude, les plus longs itinéraires se transforment, les lumières sont différentes, on s’y sent presque seul au monde, jusqu’à ce qu’un cri de marmotte nous ramène à la réalité. Même en restant en vallée, les balades entre les villages réservent un tout nouveau spectacle, où chaque sortie fait redécouvrir un patrimoine qu’on croyait connaître par cœur.

Les trésors de la forêt se révèlent

Dans les sous-bois, ce n’est pas que le gibier qui s’active. Sous les mélèzes et les épicéas, cèpes et girolles se cachent entre les fougères et les tapis d’aiguilles, la tête à peine sortie de terre. Il suffit de connaître les bons coins et d’un peu de patience pour les repérer. Cette odeur d’humus qui flotte dans l’air ne trompe jamais sur ce qui se cache juste en dessous. Plus bas dans la vallée, myrtilles et airelles se ramassent entre les pierres et les touffes de bruyère.

Ces trouvailles profitent aux chefs de restaurant du coin, qui aiment revisiter la cuisine savoyarde avec ce qui pousse à deux pas de chez eux, mais tout autant aux locaux qui connaissent les bons spots. Ils ne vous les partageront sûrement pas, mais on vous invite à venir les débusquer, le jeu en vaut la chandelle.

Voilà, vous savez maintenant pourquoi l’automne reste, pour beaucoup ici, la deuxième plus belle saison de l’année. Lorsque les premières neiges viendront couvrir le Mont Vallon, le paysage deviendra presque irréel. En contrebas, la vallée restera encore vêtue d’or, et ce contraste de blanc et couleurs d’automne annoncera l’hiver qui approche, déclenchant cette excitation générale dans toute la station.

Envie de découvrir Méribel sous ce nouveau visage ? On vous attend !