Vous sentez cette légèreté dans l'air, dès les premiers pas dans la vallée ? Ce mélange de liberté et de plénitude, cette impression que chaque journée peut se dessiner comme on le souhaite.

Certains arrivent avec un programme chargé, les yeux brillants à l’idée d’en découdre avec toutes les activités de la station, d’autres posent leurs valises avec une seule certitude : ralentir. Suivons deux familles qui ont choisi la montagne cet été, pour des raisons bien différentes.

Prendre ses marques

Les premiers jours à Méribel ont cette douceur particulière des débuts, on tâtonne, on explore, on cherche son rythme. Pour la famille en quête d’aventure, on commence avec une randonnée à travers les villages de la vallée, histoire d’échauffer les jambes et s’imprégner du patrimoine savoyard avant les itinéraires plus engagés. Le lendemain, la randonnée ne suffit plus aux enfants et un passage au Bike Park s’impose. Une découverte du domaine tranquille en famille sur les pistes vertes et bleues, la semaine est encore longue.

De l’autre côté de la station, c’est une tout autre ambiance. Yoga au bord du Lac de Tuéda dans le silence matinal, les sommets qui se reflètent dans l’eau et le souffle qui se pose enfin. Pendant ce temps, les enfants découvrent les P’tits Aventuriers, entourés de moniteurs passionnés et d’activités qui n’en finissent plus, c’est l’euphorie. Un lundi qui pose le ton pour le reste de la semaine.

Mi-semaine, les choses sérieuses commencent

La machine est lancée pour notre famille sportive, qui attaquent avec la via ferrata de la Dent de Burgin, ni plus ni moins la plus haute de France, pour faire monter l’adrénaline. Dans la foulée, direction le col de la Loze en VTTAE, avec les 3 Vallées qui s’étalent à perte de vue depuis le sommet.
Vendredi matin, réveil avec une mission en tête : le Glacier de Gébroulaz avec le bureau des guides. Là-haut, la roche laisse place à la glace et les panoramas bruts de haute montagne se révèlent devant eux. La chance ? Sûrement pas, ce genre de vue se mérite !

Chacun sa version du bonheur

La famille en recherche de calme, elle, a trouvé son équilibre. Le practice de golf au soleil, les enfants à l’espace ludique, et ce verre en terrasse qui s’impose naturellement en fin de matinée. Vendredi, les sandwichs au fond du sac, tous aux remontées mécaniques ! Le temps d’une montée le décor se transforme, l’air est plus vif et le pique nique prends une toute autre dimension. L’après-midi, les petits filent découvrir le poney pendant que les parents disparaissent discrètement se relaxer au spa.

 

Ce soir-là, au détour de la fameuse terrasse du Jack’s, les deux familles se retrouvent par pur hasard. L’une rentre épuisée et heureuse de sa journée en altitude, l’autre, installée depuis un moment verre à la main, n’a jamais été si ressourcée.

Les derniers jours, pour profiter jusqu’au bout

En fin de semaine, chacun retourne naturellement vers ce qui l’a fait vibrer. Les pistes du Bike Park pour les uns, le lac de Tuéda et ses berges reposantes pour les autres. Le marché local du dimanche matin, lui, réunit tout le monde. Difficile de résister aux produits du terroir qu’on regrette d’avoir achetés en si petite quantité, n’est-ce pas ?

Et puis vient ce moment commun à tous, que Méribel provoque à chaque fois. Cette légère résistance au moment de faire les valises. Cette certitude qu’une journée de plus ne serait pas de trop…

Leur point commun : le Pass Explorateur

Entre nos chères familles, les points communs se comptent sur les doigts de la main. Et pourtant, elles ont toutes les deux glissé le même pass en poche au début de la semaine !
L’une s’en est servie pour enchaîner les activités sans jamais s’arrêter, l’autre pour avoir la liberté de ne rien planifier, de changer d’avis trois fois dans la journée et de vivre ses vacances en montagne comme bon lui semble.

Quelque part sur une terrasse de Méribel Village, deux familles qui ne se connaissaient pas la semaine dernière trinquent en admirant les mêmes crêtes dorées. Chacune des souvenirs plein la tête, et cette conviction commune qu’une semaine à Méribel, c’est toujours trop court.