Méribel est une vallée préservée, et ce n'est pas un hasard. Ce cadre unique que l’on aime tant, il se préserve grâce à ceux qui le traversent avec respect.

Quelques réflexes simples, une connaissance de base de ce qu’on traverse, et notre montagne continue de se donner généreusement à ceux qui viennent la visiter. 

  • 1

    Redescendre tout ce qu'on monte

    Déchets et tout type de restes alimentaires, sans exception.
  • 2

    Ne pas cueillir la flore alpine

    Même les plus belles fleurs.
  • 3

    Observer la faune à distance

    Avant tout, ne jamais nourrir les animaux sauvages.
  • 4

    Rester sur les sentiers balisés

    Afin de préserver la flore et nos précieux alpages.
  • 5

    Vérifier la météo montagne

    Avant, et pendant vos sorties.
  • 6

    Respecter les règles du Parc National

    Pas de feu, pas de chien, pas de drone, pas de camping.

Prendre soin de ce qui nous entoure

 

Premièrement, un grand merci à tous les acteurs de la vallée qui, chaque année, œuvrent pour prendre soin de notre montagne. C’est grâce à eux que la belle Méribel reste ce qu’elle est.

Rien ne se perd, tout se remporte

La règle est simple. Tout ce qui monte dans le sac à dos doit redescendre : déchets, emballages, restes alimentaires, sans exception. Bien qu’ils soient assez nombreux dans la vallée, les refuges ne sont pas équipés pour collecter les déchets des randonneurs. Aucune inquiétude ! Un petit sac poubelle prévu à cet effet avant le départ, et le problème est réglé.

Petite précision qui peut parfois surprendre : même certains déchets qu’on pense naturel de laisser, prennent des années à se décomposer en altitude. Sur le papier, une peau de fruit semble inoffensive. Pourtant, dans l’environnement montagnard le processus de dégradation est bien plus lent qu’en plaine et peut prendre des années. Entre-temps, ces restes attirent la faune, dénaturent le paysage et perturbent les cycles naturels.

Admirer sans toucher

La flore alpine que vous observerez autour de Méribel est d’une richesse rarissime. Sur les sentiers de la vallée et dans le Parc National de la Vanoise, vous croiserez des incontournables comme l’edelweiss, le lys martagon ou la gentiane des neiges, mais aussi de vrais trésors qu’on ne trouve quasiment nulle part ailleurs : la Pensée du Mont Cenis, endémique des alpages de la Vanoise ou encore l’Ancolie des Alpes et ses élégantes fleurs bleues en forme d’étoile.

On compte environ 1 700 espèces végétales sur le massif, soit un tiers de la flore française sur moins de 0,5% du territoire national. Cette diversité se préserve, la règle est donc simple : on admire, on photographie, on ne cueille pas.

On le sait, la tentation est grande de s’aventurer hors des sentiers balisés et d’aller explorer ces coins que personne n’a foulés. Mais le passage répété hors chemin crée une érosion qui peut prendre des décennies à se réparer. De plus, les alpages qui bordent les sentiers sont la ressource directe des éleveurs locaux, les piétiner a des conséquences bien concrètes sur leur activité.

Silence et discrétion : le respect de la faune sauvage

 

Chamois, bouquetins, marmottes, aigles royaux, la faune de Méribel est exceptionnelle et mérite d’être tout autant respecté. N’oublions pas qu’avant d’être notre terrain de jeu, la montagne reste leur territoire. On essaie donc d’éviter les bruits forts, on observe à distance, et surtout, on ne nourrit jamais les animaux sauvages. Même lorsqu’une marmotte s’approche d’elle-même avec son adorable petite tête… Les nourrir perturbe leur alimentation naturelle et peut sérieusement nuire à leur santé.

Un mot sur les patous, ces grands chiens blancs qu’on croise parfois sur les sentiers, chargés de protéger les troupeaux. Le patou aboie naturellement, c’est sa façon d’annoncer qu’il surveille, qu’il met en garde. Pas vous spécifiquement, juste tout ce qui s’approchera de son troupeau. La bonne attitude est simple : on ne court pas, on évite les gestes brusques, on contourne le troupeau à bonne distance et surtout, on ne s’interpose jamais entre le chien et son troupeau. Avec ces bons réflexes, on met toutes les chances de son côté pour une rencontre sans encombre, qui mènera à une belle anecdote à raconter le soir au refuge.

Faire attention à soi, c’est tout aussi essentiel

En arrivant dans la vallée, le ciel est d’un bleu immaculé, pas un nuage à l’horizon et seul un majestueux aigle royal plane au loin. Difficile d’imaginer que ce tableau puisse se transformer en quelques instants. Il est donc fortement recommandé de consulter une application météo spécialisée montagne avant de partir (et d’y jeter un œil pendant sa sortie !).  

Côté équipement, il y a des indispensables qu’on ne négocie pas comme les chaussures de randonnée, une crème solaire haute protection, une veste légère dans le sac et bien-sûr, de l’eau en bonne quantité.

Si vous souhaitez évoluer en haute montagne ou faire des sorties plus techniques, le bureau des guides de Méribel reste la meilleure option. Grâce à leur connaissance du terrain, ils lisent la météo mieux que n’importe quelle application et vous donneront accès aux plus beaux endroits en toute sécurité. 

Profitez du Parc National de la Vanoise, dans les règles de l’art

Méribel est aux portes du premier parc national créé en France en 1963, suite à la quasi-disparition du bouquetin à cette époque. La Vanoise, c’est 53 000 hectares de nature préservée entre les hautes vallées de la Maurienne et de la Tarentaise. Un cadre exceptionnel, certes, mais protégé par une réglementation qu’il vaut mieux connaître afin d’en profiter sans l’abîmer.

Le bivouac : possible, mais encadré !

Bonne nouvelle pour les amateurs de nuits étoilées, le bivouac est autorisé dans le cœur du Parc ! En revanche on ne plante pas sa tente où l’on veut, le bivouac est autorisé uniquement à proximité immédiate de certains refuges, pendant la période estivale. La réservation est obligatoire avant l’arrivée, et on vous conseille de ne pas trop tarder : en haute saison les places s’envolent vite.

Si la météo décide de jouer les trouble-fêtes, le réfectoire des refuges accueille tout le monde sans exception. Concrètement, cette nuit en altitude vous réserve ciel étoilé pour plafond et un refuge à portée de main en cas de besoin. On a connu pire comme conditions de camping. Pour trouver les refuges concernés et organiser son bivouac, le site du Parc National de la Vanoise est la référence.

Pris individuellement, ces gestes peuvent sembler anodins. Mais multipliés par les milliers de randonneurs qui empruntent ces sentiers chaque été, chaque détail finit par peser lourd dans la balance.

Pour autant, rien dans tout cela n’empêche de vivre pleinement la montagne, bien au contraire. Ceux qui randonnent en silence, qui observent sans déranger, qui repartent sans laisser de traces vivent souvent l’expérience la plus authentique.
Et c’est peut-être ça le secret des plus belles randonnées : la montagne se dévoile différemment à ceux qui la respectent.